En avril 2024, la tempête Pierrick, associée à une grande marée, a provoqué des dommages à la digue du Sillon et a infiltré des rues à Saint-Malo. Au même moment, ainsi qu'en février 2026, des crues de l'Indre ont conduit à la fermeture du château d'Azay-le-Rideau. En août 2026, en raison de températures caniculaires, la cité médiévale de Carcassonne a dû réduire ses horaires d'ouverture.

Les impacts du réchauffement climatique

Dans un rapport détaillé, l'ONG Réseau Action Climat (RAC) a répertorié plusieurs impacts du réchauffement climatique sur le patrimoine français, ainsi que sur son fonctionnement et ses bénéfices indirects. Ce rapport présente vingt exemples significatifs pour le grand public, incluant des sites comme les remparts de Saint-Malo, les collections du Louvre et le canal du Midi, afin d'illustrer les diverses menaces pesant sur le patrimoine, qui est essentiel pour le tourisme en France. Il est important de noter que cette sélection ne constitue pas un classement ni une liste exhaustive.

Anticiper les conséquences

Les situations mises en avant sont celles dont les effets sont « avérés et bien documentés ». Selon le RAC, il pourrait être nécessaire de déplacer certaines collections, d'adapter les horaires de festivals, de renforcer des digues, de documenter des vestiges avant leur disparition ou d'accepter des transformations de paysages. Ces décisions doivent être anticipées, souligne l'ONG, en insistant sur le fait que les capacités d'action varient considérablement entre les grands établissements, les collectivités, les associations et les propriétaires privés.

Le RAC exhorte donc les gestionnaires à intégrer le risque climatique dans leurs décisions relatives à la conservation, aux investissements et à l'accueil du public, ou plutôt à anticiper au maximum afin de préserver leurs marges de manœuvre.